Née en 1980 à Carthage (Tunisie). Farah Khelil vit et travaille à Paris.

Après un Master à l’Institut des Beaux-Arts de Tunis, Elle obtient en 2014 un diplôme de doctorat en Art et science de l’art à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Intéressée par la périphérie du regard et par la mise en image du mot, Farah Khelil interroge le point de vue comme condition d’accès à une réalité. Elle détourne et s’approprie objets, légendes, commentaires, citations et archives en installant dans ses œuvres des protocoles de traduction, de codage, de distanciation et de cécité en usant des jeux de dissimulation et de dévoilement du sens. Ces données prennent forme à travers une mise en place d’une œuvre qu’elle qualifie de logicielle. En élaborant une recherche sur le rapport de l’art à la traduction et en particulier à travers une lecture plasticienne et critique de la notion du diagramme, Farah Khelil interroge la transformation et le processus d’un devenir et dessine une image de la pensée entre culture savante et populaire.

Le travail de Farah Khelil a été montré lors d’expositions personnelles et collectives à Tunis (Galerie Selma Feriani), en Espagne (Es Baluard I Musée d’art moderne et contemporain), mais aussi à Paris ou encore à Marseille. Elle a été récompensée par le prix «AWARE, archive of women artists» en 2009.